Chronique

Chronique: « Des fleurs pour Algernon » de Daniel Keyes

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Coucou les lecteurs!

 

Je reviens en ce jour de canicule (la joie!) pour vous parler de ce livre que je devais lire en lecture commune, il y a un an précisément. Quelle régularité! Par ailleurs, c’est le premier livre de SF sur le blog!


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Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit employé dans une boulangerie. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jours les facultés supérieures d’Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d’un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l’état de bête…

Editeur: J’ai lu

Nombre de pages: 512 pages

Prix: 9.90 euros


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Ce livre est très célèbre et comme tous les livres populaires, j’ai peur d’être déçue. Il a donc traîné dans ma pal pendant plus d’un an… Shame. Bref, je sentais la déception arriver. Et pourtant ce livre fut excellent!

Premièrement, la réflexion autour de l’intelligence est présente tout le long de l’intrigue. Le fait que le narrateur passe de 70 de QI à 185 amène des réflexions profondes à ce sujet. L’auteur, à travers son personnage, défend l’humanité des personnes avec un QI très faible. Les personnages secondaires pensent que le narrateur n’a pas de vie ou n’est pas un Homme au sens propre car il est limité. Néanmoins, il reste plus heureux avec ses 70 de QI que lorsqu’il était un génie. L’auteur dénonce la solitude que peut ressentir quelqu’un qui possède une intelligence plus élevée que « les autres ». Le narrateur paraît hautain, condescendant, insociable etc. Les personnes deviennent jalouses, le rejettent et ont peur de lui car le fossé entre eux est trop important.

Deuxième point soulevé qui est très intéressant, l’hypocrisie de la société en général. Le livre a été écrit dans les années 60 donc le comportement des personnages secondaires serait sûrement tout autre durant notre siècle (mieux ou pire à vous de juger). Néanmoins, le narrateur découvre la méchanceté et le besoin qu’ont les personnes d’un QI moyen de se sentir supérieure en se moquant de lui. Ce qu’il fait à son tour lorsqu’il dépasse la moyenne… Finalement, la boucle est bouclée.

Un autre point positif qui est sûrement le plus intéressant, l’auteur critique clairement l’eugénisme dans ce roman avec les ambitions de ces scientifiques qui n’hésitent pas à risquer une expérience aussi atroce sur un homme innocent. Le film « Bienvenue à Gattaca » (que je vous recommande), pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est clairement la même idée: « Choisissons notre bébé blond avec des yeux bleus, une grande intelligence, sportif, sans maladies et avec une grande espérance de vie. » Ce sera tout?! 

Le seul point négatif, qui reste négligeable, est l’opération chirurgicale que subit le narrateur qui n’est pas expliquée ou que partiellement. Je pense que la période durant laquelle le roman fut rédigé ne pouvait pas fournir une explication claire et « plausible ». Ce n’est donc pas rédhibitoire, selon moi. Cette intervention fait qu’il appartient au milieu de la SF avec cette idée d’améliorer le quotient intellectuel et d’améliorer les capacités des Hommes afin d’être des génies et d’éradiquer les « simplets » (Gattaca bonjour!). Cette opération sous-entend aussi pourquoi ne pas améliorer l’Homme dans d’autres domaines…

En conclusion, ce livre est magnifique avec de nombreux moments très touchants et des grandes réflexions sur la société dans son ensemble. Il dénonce les travers de la science et ses conséquences sur l’Homme. Malgré sa date de parution le récit reste intemporel tout comme son message qui est de faire preuve de tolérance.

Ma note: 19/20

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3 commentaires sur “Chronique: « Des fleurs pour Algernon » de Daniel Keyes

  1. J’ai beaucoup aimé ce roman, je te rejoins beaucoup sur ta chronique et sur tout ce que tu dis. J’aime le fait qu’au fil du roman l’écriture s’améliore, ainsi que l’orthographe. Un très bon roman ♥

    Aimé par 1 personne

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