Chronique

Chronique: « L’amie prodigieuse, Tome 3 » d’Elena Ferrante

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Coucou!

 

Et oui je sais ce que vous vous dites: « encore un Elena Ferrante« … Exactement! Cette saga ne m’intéressait pas du tout au départ mais elle arrive à me happer à tous les coups!


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Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fut et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. A la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

Thème: Italie, politique, amitié, ascension sociale

Editeur: Gallimard

Nombre de pages: 480 pages

Prix: 23 euros (mais il existe en poche!)


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Pour le coup, mon avis pour ce tome sera beaucoup moins emballé que pour ses prédécesseurs. En effet, comme l’annonce le résumé ce tome est très politisé. La politique ne me gêne pas dans un roman car je trouve qu’elle donne une consistance au récit ou approfondit l’intrigue. Le problème dans ce tome est qu’il se passe beaucoup de choses en Italie mais l’auteure ne nous donne pas les clés afin de comprendre pleinement l’importance des ces derniers. J’avoue être une ignare à propos de l’histoire de l’Italie post-2WW. Je me suis dit en lisant le livre: « Lena n’est pas au courant du contexte politique, l’auteure va réussir à nous expliquer ces événements à travers elle. » et non… C’est dommage, j’ai l’impression d’avoir été à côté de la plaque tout le long du livre. Je n’ai pas mesuré l’importance de ces luttes, coup d’états, actes terroristes etc. J’ai saisi la lutte fascistes vs. communistes mais pas le pourquoi du comment. C’est le seul point négatif de ce tome mais il peut ralentir la lecture si on ne s’intéresse pas à la politique ou si on n’a tout simplement pas les références (coucou!).

J’ai mis du temps à lire ce tome parce qu’il est très sombre pour les deux personnages principaux. Lila, que je n’ai jamais adoré, devient tellement dure et mesquine que j’avais envie qu’elle finisse sous un train. J’apprécie sa lutte pour son usine, son fils et son comportement par rapport à Enzo mais elle oublie vite son passé, je trouve. Dès que les Solara la siffle, elle accoure. Bref, la conclusion pour ce personnage dans ce tome me fatigue parce que je l’imaginais plus combative et concernée par les problèmes que les personnes pauvres comme sa famille rencontrent mais non!

Le personnage d’Elena a une évolution qui m’a un peu déstabilisé. Ce qui me plaît dans cette saga c’est le fait que j’arrive à comprendre certaines réflexions d’Elena concernant l’éducation, l’ascension sociale, la pauvreté, la corruption etc. Seulement, elle devient très mondaine et hautaine dans ce tome. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’être méprisant lorsqu’on sait qu’elle a eu la chance d’étudier grâce à ses parents qui se sont « saigner ». Elle se permet de tous les mépriser et je trouve ça très condescendant. Pareil, le retour de sa romance avec le Saint Nino… non pitié! Et cette fin qui n’annonce rien de bon pour ses petites et son mari. Je me demande vraiment comment elle va évoluer dans le prochain tome parce que cette fin ne prédit rien de très glorieux…

 

Je dirais que ce tome est intéressant par rapport à leur amitié qui évolue de façon plus complexe mais l’évolution de ces deux personnages m’ont déplu. Heureusement, les personnages secondaires rattrapent le coup mais je me demande vraiment comment l’auteure va conclure cette saga. Une lecture plutôt mitigée au final et c’est bien dommage!

Ma note: 14/20, sympas mais sans plus.

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