Chronique

Chronique: Le Père Goriot de Balzac

713capiu2ul

Coucou les lecteurs!

Je reviens pour vous parler de ce monument de la littérature française qui a une mauvaise réputation à cause de la plume de l’auteur. J’ai adoré ce livre et je vais clairement essayer de vous le vendre. C’est parti!

giphy


rc3a9sumc3a9

Pourquoi le vieux père Goriot reçoit-il la visite de jeunes dames magnifiquement vêtues alors qu’il loge dans un modeste appartement de la pension Vauquer ? Qui est réellement Vautrin, dont « l’apparente bonhomie » laisse percer « l’épouvantable profondeur de son caractère » ? Quant au jeune Eugène de Rastignac, arrivé à Paris plein d’ambition, parviendra-t-il à ses fins ? En mêlant tragédie et comédie, drame et roman-feuilleton, Balzac nous révèle, dans cette œuvre centrale de son cycle romanesque, les violentes passions, sublimes ou cyniques, qui animent le Paris de la Restauration, en pleine mutation sociale.

Edition: Livre de poche

Prix: 3 euros

Nombre de pages: 491 pages


mon-avis

Je devais lire ce livre pour mon oral de première et étant en littéraire, le coefficient claquait les fesses! Bien sûr, je ne l’avais pas lu et je l’avais peu travaillé tellement je redoutais ce livre. Le jour de l’oral, devinez sur quoi je tombe?! Coucou… Bon, j’ai quand même eu 19/20 en tombant sur l’excipit de ce livre. Avec le recul je me dis que j’ai été très bête. Cette petite anecdote peut vous faire entrevoir mon appréhension concernant Balzac et la Comédie Humaine. Une appréhension que je me trimbale depuis le collège bien que j’aille en master littéraire. Les aprioris ont la vie dure!

 

Vous allez donc me demander: Et cette plume alors? Honnêtement, je l’ai trouvée très agréable à lire. Balzac a un style mordant et cynique qui permet de rendre certains passages plutôt comiques alors qu’ils pourraient être ennuyeux. Bien sûr, il y a quelques dialogues qui sont relativement longs mais ils sont peu nombreux dans l’oeuvre. Balzac nous épargne les longues descriptions de nappes pleines de tâches de graisse. Merci Balzac!

 

Les personnages de l’auteur sont la clé de ce récit, notamment Rastignac et le Père Goriot. Nous découvrons la Maison de Madame Vauquer, une sorte de pension pour personnes désargentées où vivent les personnages principaux (Rastignac, Goriot et Vautrin). Balzac nous décrit ces étudiants fauchés et ces personnes âgées qui y vivent faute de mieux. La Misère est incarnée par ces hommes et ces femmes de différents milieux. Cette oeuvre transpire la pauvreté et la peur de la déchéance sociale, une peur que Rastignac, jeune charentais ressent en arrivant sur Paris. Eugène de Rastignac est l’archétype de l’arriviste qui fera tout pour se faire une place dans la société parisienne, en risquant de s’oublier lui-même en voulant renier ses origines. Là, vous vous dites que ce livre c’est l’ambiance mais ce n’est pas finit! Qu’en est-il du fameux Père Goriot? Première découverte, Balzac ne le fait quasiment pas parler durant le récit. Son histoire sert de toile de fond à l’intrigue qui nous relate les ambitions arrivistes de Rastignac. L’intrigue se résume finalement en peu de mots mais les émotions ressenties dans ce livre sont indescriptibles. Et oui, ce livre vous fera vous sentir mal pour le pauvre Père Goriot! Cet homme vit sur un grabat, sans feu, sans rideaux et avec très peu d’argent. C’est LA victime de la société. On ne peut qu’avoir pitié de lui et ce sentiment très fort ne vous quittera pas jusqu’au dénouement de l’oeuvre.

 

Enfin, ce livre est une satire de la société parisienne. Balzac nous fait grincer des dents en découvrant ces cocottes qui saignent leurs familles afin de se payer une toilette, qui trompent leurs maris afin d’avoir des faveurs, qui veulent briller en société en affamant leurs enfants. Attention, les hommes aussi sont critiqués! Ils sont quasiment tous infidèles, menteurs et rusés. Balzac nous fait découvrir l’envers du décor de ces salons qui transpirent l’opulence. Les quotidiens ponctués par les lettres de change, les dettes, les magouilles, le Mont de piété… Les personnages sont retords, menteurs, faux et finissent tous malheureux. Balzac brise le vernis de cette société en mettant en garde son lecteur face aux apparences trompeuses qui peuvent l’éblouir.

 

En conclusion, je dirais que je vous recommande ce livre qui est un réel coup de cœur bien qu’il soit très déprimant. Ma chronique est courte mais j’ai essayé de ne pas trop en dire car ce livre peut facilement être divulgâché (+1 mot peu utilisé!).

 

Ma note: 19/20

coup-de-coeur

 

Bonnes lectures et maintenant que vous n’avez plus d’excuses, lisez-le!

giphy

3 commentaires sur “Chronique: Le Père Goriot de Balzac

  1. Ta chronique tombe à pic! En cherchant à « ouvrir » un peu mes lectures, j’ai récemment lu Balzac et la petite tailleuse chinoise…Et je me suis fait la réflexion que c’était sacrément ironique d’aller chercher une oeuvre chinoise qui se réfère à un auteur français que je n’ai jamais osé lire (woui woui, c’est la honte, je sais). Entre ça et la façon dont tu présentes Le père Goriot, je n’ai plus d’excuse 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Ça fait un moment que je l’ai mais je traine des pieds. Après avoir lu Illusions perdues pendant ma première année en lettres, je me suis dit que j’allais faire une petite pause avec Balzac (alors que j’avais bien aimé, c’est surtout qu’il est bien volumineux) et je ne m’y suis pas vraiment remise depuis.
    Ton avis me soulage un peu, je vais peut-être trouver le temps et la motivation de le lire bientôt ^^

    Aimé par 1 personne

Répondre à ilonaisreading Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s