Chronique

Chronique: « Personne ne gagne » de Jack Black

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Coucou les lecteurs!

Aujourd’hui petite chronique qui va vous faire voyager parmi les hobos dans une amérique plus que corrompue sous un soleil de plomb.


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De San Francisco au Canada, de trains de marchandises en fumeries d’opium, d’arnaques en perçages de coffres, du désespoir à l’euphorie, Jack Black est un voleur: parfois derrière les barreaux, toujours en cavale. Avec ironie, sagesse et compassion, il nous entraîne sur la route au tournant du vingtième siècle. Personne ne gagne est un hymne à une existence affranchie des conventions. Qu’il soit hors-la-loi, opiomane ou source d’inspiration pour Kerouac et Burroughs, qu’importe, qu’il vole au devant de la déchéance ou qu’il flambe comme un roi, qu’importe, Jack Black n’est guidé que par son amour de la liberté. C’est dur, c’est brut, c’est profondément américain. Black est peut-être un vaurien, il est surtout un conteur qui, sans jugement, joue avec son passé afin de nous remuer et de nous remettre sur le droit chemin.

Editeur: Monsieur Toussaint Louverture

Nombre de pages: 480 pages

Prix: 11,50 euros


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Jack Black, le narrateur et personnage principal va nous faire voyager à ses côtés à travers l’amérique du 19e siècle parmi les hobos. Il décrit la misère sociale de ces clandestins qui voyagent en quête d’une opportunité ou qui errent tout simplement, fatigués de cette société. La plupart de ces hobos sont des « petits » criminels qui volent afin de survivre. Lui-même va tomber dans la criminalité très jeune et va fréquenter ce milieu parmi lequel partager une bouteille et des histoires au coin du feu vous rapproche. Le lecteur peut se rendre compte de la pauvreté des américains en général, plusieurs prennent le train illégalement prenant le risque de finir en prison ou de se faire écraser par le chargement. J’ai ressenti de la pitié pour ces hommes qui vivent dans des conditions misérables et durant le 19e siècle quand même!

L’auteur nous décrit au fil de ses multiples incarcérations à quel point la justice américaine est véreuse. Pour quelques dollars un meurtre, un vol ou le simple fait de vagabonder est oublié. Les prisonniers doivent débourser des sommes affolantes pour sortir de prison en étant parfois innocents. Ils se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Ce fut le cas de Jack Black plusieurs fois dans sa vie. Il va s’enfuir plusieurs fois de prison ou du tribunal afin de ne pas purger ses peines. Les châtiments sont aussi décrits par le narrateur qui les a lui-même reçu comme la camisole ou les coups de fouet. L’accent est vraiment mit sur l’incohérence de la justice et la violence du milieu carcéral.

Néanmoins, le narrateur raconte son histoire des années plus tard. Il prend du recul sur ses actes et souligne bien que la justice a raison de vouloir les remettre dans le droit chemin, la méthode n’est juste pas bonne. Il ponctue son récit de remarques plutôt ironiques concernant ses choix qui semble judicieux mais qui lui coûteront cher dans le futur. Jack Black ne se prend pas pour un moraliste, il décrit ses erreurs afin de sensibiliser les jeunes. Tant d’années pour finir avec peu d’argent, emprisonné plusieurs fois et sans famille…

En conclusion, ce livre permet d’en apprendre plus sur le milieu des hobos et de l’amérique en général. Jack Black est quelqu’un de touchant et son livre l’est tout autant. Je ne peux que le vous recommander!

 

Ma note: 18/20

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2 commentaires sur “Chronique: « Personne ne gagne » de Jack Black

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