Chronique

Chronique: Dites aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

Coucou les lecteurs!

Je reviens aujourd’hui pour vous chroniquer un livre qui m’a clairement chamboulé et qui m’a fait réfléchir. Attention! Ce livre traite de l’homophobie, du deuil et du sida dans les années 80, il est très dur par moments et je vous le déconseille si vous êtes frileux sur ces points.


Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu’ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d’art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu’on n’évoque qu’à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d’amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l’ami de Finn. Confrontée à l’incompréhension de son entourage, et à la réalité d’une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.

Editions: 10/18

Prix: 8.80 euros

Nombre de pages: 504 pages


Je vous préviens, cette chronique sera courte afin de ne pas vous spoiler. Vous pouvez donc la lire sans problèmes! Ce livre est vecteur d’un message de tolérance qu’il faut lire! J’espère donc vous convaincre de vous plonger dedans.

Lorsque nous ouvrons ce livre, nous découvrons une histoire d’amour d’une rare beauté. Suite au décès de son oncle, June vit dans la douleur au quotidien tant son amour était grand pour lui. Tout deux amateurs d’Art, friands du Moyen âge et à l’âme poétique, leurs weekend étaient un nuage de bonheur pour cette jeune fille qui détonne par rapport à ses camarades. Lorsque Finn, ce peintre new-yorkais décède, la jeune fille perd tout ses repères. L’amour qu’elle partageait avec lui était noble et pur, et n’avait rien à voir avec l’amour d’une mère ou d’un amant.

Car le thème central de ce livre est bel et bien l’Amour! June vient de perdre l’amour de son oncle devant lequel elle était en adoration. Au fil des ans, elle a perdu le lien qui existait entre elle et sa sœur. Ses parents sont souvent absents à cause du travail pendant des mois. June se retrouve donc toute seule, en quête de réponses concernant cette mystérieuse maladie qui a condamnée Finn.

Ce livre n’a rien de manichéen, June doutera de sa propre famille à cause de leur comportement face à la maladie. Néanmoins, l’auteure nous décrit ces réactions et explique l’attitude de tel ou tel personnage. La peur de cette « nouvelle maladie » a provoquée des comportements aberrants et terribles envers la communauté LGBTQIA+. June, en déterrant les secrets de famille, entendra parler de « l’ami particulier » de son oncle. Cet homme détesté de la famille, qualifié de meurtrier et qui a été exclu de l’enterrement de Finn.

Forcément, vous vous doutez bien que pour l’intrigue, ils vont se rencontrer et passer du temps ensemble. Tout deux partiront à la chasse des souvenirs concernant Finn et s’occuperont l’un de l’autre dans ces moments difficiles. La jeune fille fera la rencontre du deuxième amour de sa vie dont elle s’occupera jusqu’à la fin de sa maladie, conformément au vœu de son défunt oncle. Nous découvrons donc la lente agonie des malades, les tâches brunes sur le corps, la maigreur etc.

J’avoue avoir été très émue lors de ma lecture. Je pense qu’il est impossible de ne pas être révulsé par ce qu’on lit concernant le sida et l’homophobie. Toby, alias l’ami particulier, représente tout ce que condamne la société américaine des années 80. Après, je dois vous avouer qu’il ne se passe pas grands choses mais ce n’est pas le but de ce livre. Il se lit très vite et parcourir New-York avec eux était un pur délice.

En conclusion, je vous invite à lire ce livre mais attention, préparer les mouchoirs car il vous fera passer du rire aux larmes!

Ma note: 20/20

Bonnes lectures!

2 commentaires sur “Chronique: Dites aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

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