Chronique

Chronique: Le Ventre de Paris de Zola

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Coucou les lecteurs!

Je reviens aujourd’hui avec une chronique d’un Zola… qui m’a déplu! Oui, c’est possible…


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C’est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon Macquart. Après  » la course aux millions  » décrite dans la Curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, sa foule fiévreuse, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées. Florent, arrêté par erreur après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne après 7 ans d’épreuves. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au  » ventre boutiquier, au ventre de l’honnête moyenne,… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier « , il n’a guère contenté les affamés.

Editions: Livre de poche

Prix: 5.80 euros

Nombre de pages: 499 pages


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J’adore Zola depuis des années et c’est la première fois qu’un de ses livres me déçoit. Je vous préviens, la chronique sera courte!

Ma première déconvenue fût de découvrir que nous suivons le demi-frère de l’époux d’une Macquart. Clairement, à ce stade, j’étais déjà déçue. Nous suivons donc le personnage de Florent, un bagnard qui s’est échappé de Guyane et qui revient sur Paris pour retrouver son demi-frère: Quenu. Depuis le temps, Quenu qui vivait dans la misère avec Florent a prospéré; il tient l’une des plus belles boutiques de charcuterie en face des Halles. Florent nous décrit donc l’opulence de cette famille Quenu qui est composée de l’époux, de la petite Pauline et de Lisa Macquart.

Rapidement, on comprend que Lisa va avoir un rôle très important sur le destin du jeune homme. En effet, ce dernier est obnubilé par la femme de son demi-frère: belle, forte de poitrine, bien nourrie, intelligente. En somme, elle est tout l’inverse de lui, un jeune homme beaucoup trop maigre et trop pauvre pour plaire à quiconque. Le problème avec Florent c’est qu’il est très effacé, les femmes des Halles le manipulent constamment et c’est ce qui le perdra. Néanmoins, son passé de bagnard en fuite le pousse à avoir des positions politiques très assumées et c’est tout ce que Lisa Macquart déteste. La commerçante tend à conserver la tranquillité et à l’opulence que le Seconde Empire lui permet d’avoir. Elle s’occupera donc de régler ce problème à sa façon, je ne vous en dis pas plus…

L’intrigue reste plutôt basique et relativement pauvre en termes d’action et de rebondissements. Cela reste mon avis mais une fois les descriptions des Halles retirées, il reste sûrement 150 pages d’intrigue pure et dure sur les 500 pages du roman. C’est aussi le gros point noir de ce livre, il y a trop de descriptions. J’avais l’impression de lire du Balzac tellement les descriptions s’amoncellent au fil du récit. Au départ, celles-ci sont intéressantes, forcément les Halles sont récentes pour l’époque et les découvrir avec la plume de Zola c’est génial mais à force de lire des descriptions de viandes, de poissons, de légumes, ça devient lassant et ça donne presque la nausée. Certains moments m’ont vraiment répugnés, je pense que c’est voulu mais c’est peu intéressant pour un lecteur qui ne s’intéresse pas au style. Je suis habituée aux longues descriptions mais trop, c’est trop!

Je ne comprends toujours pas pourquoi ce livre reste un des livres les plus célèbres de Zola. Honnêtement, à moins de l’étudier pour son style, je n’en retire rien personnellement contrairement aux tomes précédents (La Fortune des Rougon, La Curée).

 

En conclusion, c’est une énorme déception! Je ne le vous recommande pas pour vous lancer dans cette saga, c’est bien trop descriptif et l’intrigue reste peu palpitante malgré ses 500 pages.

Ma note: 12/20

 

Bonnes lectures!

4 commentaires sur “Chronique: Le Ventre de Paris de Zola

  1. Je lis aussi les Rougon-Macquart dans l’ordre et, clairement, après La Fortune des Rougon et la Curée, ce livre m’a laissé de marbre. J’ai détesté, pour une fois avec Zola, les descriptions. Plus d’une fois, cet étalage de nourritures (et surtout de charcuteries) m’a laissé nauséeuse. Ce n’est pas celui que j’ai préféré et le personnage de Florent m’a semblé bien fade. Vite, le suivant !

    Aimé par 1 personne

  2. Je me suis lancée il y a quelques années dans la lecture de la saga dans l’ordre… celui-ci est mon prochain (oui j’ai pris un peu de retard haha).. et tu ne me motives pas vraiment à le lire hahaha
    Cela dit, peut-être y trouverais-je mon bonheur, comme pour La Curée, que pas mal de lecteurs n’ont pas aimé !
    Tu as prévu d’en tenter un autre ? ^^

    Aimé par 1 personne

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