Avis mensuel

Avis mensuel de Janvier!

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Coucou les lecteurs!

Aujourd’hui je vous publie mon avis du mois de janvier est totalement manichéen: soit j’ai aimé, soit j’ai abandonné ou détesté. J’ai notamment abandonné trois livres et chroniqué un seul mais j’ai tenu ma pal de janvier!

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« Qu’est-ce que la littérature? » de Sartre – Folio Essais (307 pages)

J’ai enfin lu ce livre et il m’a permis de faire la rencontre de Sartre en dehors de la philosophie et ça s’est bien passé! C’est très théorique comme oeuvre, je ne la conseille pas pour une personne qui souhaite se lancer dans ses œuvres. Il aborde l’idée d’engagement de l’auteur dans ses écrits. Je ne vais pas vous mentir, Sartre rage énormément dans ce livre et il est clairement radical. Un exemple, pour lui, la poésie ne peut pas s’engager car elle n’est pas référentielle (en gros c’est du pipeau) ou si l’auteur ne s’engage pas, c’est un lâche qui vit dans sa bulle. Bref, c’était très intéressant et ça me donne envie de lire ses autres œuvres. 18/20

Résumé:

Ecriture et lecture sont les deux faces d’un même fait d’histoire et la liberté à laquelle l’écrivain nous convie, ce n’est pas une pure conscience abstraite d’être libre. Elle n’est pas, à proprement parler, elle se conquiert dans une situation historique ; chaque livre propose une libération concrète à partir d’une aliénation particulière… Et puisque les libertés de l’auteur et du lecteur se cherchent et s’affectent à travers un monde, on peut dire aussi bien que c’est le choix fait par l’auteur d’un certain aspect du monde qui décide du lecteur, et réciproquement que c’est en choisissant son lecteur que l’écrivain décide de son sujet. Ainsi tous les ouvrages de l’esprit contiennent en eux-mêmes l’image du lecteur auquel ils sont destinés.

 

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⇒  « L’aube à Birkenau de Simone Veil » de David Teboul – Les arènes (288 pages)

J’ai lu ce livre que je ne peux que vous recommander. 20/20 Voici le lien de ma chronique: https://ilonaisreading.home.blog/2020/01/21/chronique-laube-a-birkenau-de-simone-veil-par-david-teboul/

Résumé:

« La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n’avaient ni argent ni vêtements à m’offrir, c’est une voisine qui m’a secourue avec une robe et des sous-vêtements. Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation. Il n’y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n’avaient pas pu emporter. Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée. J’y voyais un symbole. Nous n’avions rien à quoi nous raccrocher. Ma soeur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer. »

Simone Veil raconte son enfance, sa déportation, et l’impact de cette épreuve dans sa vie.

 

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« Le degré zéro de l’écriture » de Roland Barthes – Points (179 pages)

Encore un livre théorique que je ne vous recommande pas. Disons que Roland Barthes c’est un peu le gars: « le feu ça brûle et l’eau ça mouille », vous voyez. Donc c’est intéressant mais ça reste superficiel. 14/20

Résumé:

Dans toute l’œuvre littéraire s’affirme une réalité formelle indépendante de la langue et du style : l’écriture considérée comme le rapport qu’entretient l’écrivain avec la société, le langage littéraire transformé par sa destination sociale. Cette troisième dimension de la Forme a une histoire qui suit pas à pas le déchirement de la conscience bourgeoise : de l’écriture transparente des Classiques à celle, de plus en plus trouble, du XIXe siècle, puis à l’écriture neutre d’aujourd’hui. Cette relation entre Littérature et Histoire (entre l’écrivain et la société) est illustrée par huit «Nouveaux essais critiques» (ici réunis pour la première fois) sur divers auteurs, de La Rochefoucauld et Chateaubriand à Flaubert, Proust, Verne, Loti…

 

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« La lanterne de Nyx T.1 » de Kan Takahama – Glénat (192 pages)

Ce manga est magnifique, le dessin est très beau et extrêmement qualitatif! L’histoire reste plutôt simple dans ce premier tome mais j’ai hâte de lire la suite! 18/20

Résumé:

1878, la France fait rayonner sa puissance industrielle et culturelle en organisant des expositions universelles, tandis que le Japon s’ouvre au monde après 200 années d’isolationnisme. À Nagasaki, Miyo, orpheline qui a pour seul talent le don de clairvoyance au travers des objets qu’elle touche, parvient à trouver un emploi chez Ban, commercialisant des objets importés d’Europe. Au contact de l’Occident, elle découvrira un monde nouveau qui la conduira jusqu’à Paris…

 

 

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« Dom Juan » de Molière – Livre de poche (179 pages)

Autant le dire tout de suite, je ne suis pas fan de Molière en général. L’intrigue est souvent « pompée » sur des œuvres antiques et les personnages représentent des caractères plutôt basiques. Étonnement, j’ai beaucoup aimé cette pièce et c’est même une des meilleures que j’ai lue de l’auteur! Le duo Sganarelle et Dom Juan est très comique! Dom Juan a une verve digne de Cyrano. J’ai été étonnée de voir du fantastique dans cette oeuvre! La fin m’a laissée bouche bée! 16/20 

Résumé:

Terrible et intrépide séducteur, Dom Juan, récemment marié à Elvire, fuit cette dernière en compagnie du fidèle Sganarelle. Mais bientôt, reparaît le spectre du Commandeur qu’il a tué en duel. Dom Juan se retrouve face à lui-même.

 

 

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« Grisha T.3: l’oiseau de feu » de Leigh Bardugo – Milan (381 pages)

Une saga qui me pose problème comme ce fût aussi le cas avec « Six of Crows ». Je trouve que Leigh Bardugo ne sait pas écrire des sagas, un one-shot serait le meilleur format pour elle, je pense. Tous ses tomes sont inégaux, autant les premiers m’enthousiasment au possible mais la suite est une lente descente vers le médiocre, déjà-vu, réchauffé etc. Malheureusement, ce tome trois n’y échappe pas et il m’a vraiment déçu. Tout est prévisible, trop long, trop niais et la fin n’est pas exceptionnelle. Dis comme ça, on dirait une vieille grincheuse qui rage dans son coin mais je suis réellement déçue de ne pas partager la hype des autres. Pour moi, ses sagas sont basiques et inégales. Je ne relirai plus rien d’elle surtout vu le prix de ses livres… 15/20 (et je suis gentille)

Résumé:

« Et je devins une lame. »

MANIPULATION. PARJURE. TRAQUE.

Un royaume au bord du chaos.
Un tyran sur un trône d’ombre.
Une sainte sans pouvoirs.
Sans alliés. Sans armée.
Le combat final de la lumière contre les ténèbres.

AMOUR. LOYAUTÉ. DÉLIVRANCE.

Le salut de Ravka mérite-t-il tous les sacrifices ?
Seule l’Invocatrice de lumière en décidera.

 

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« Tu tueras le père » de Sandrone Dazieri – Pocket (744 pages)

Mon deuxième abandon de ce challenge! Rassurez-vous, j’ai bientôt fini. J’ai quand même lu 300 pages sur 600 avant d’abandonner! Le début était sympas mais très vite on s’enlise. J’étais à la moitié et on ignorait encore la plupart du passé des protagonistes et l’affaire n’avançait pas d’un poil. Ce n’est pas mon genre de prédilection, j’ai donc abandonné! 12/20

Résumé:

Le père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier. Non loin de Rome, un homme affolé tente d’arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d’une clairière. Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l’hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s’échapper. Pendant des années, son seul contact avec l’extérieur a été son mystérieux geôlier, qu’il appelle « le Père ». Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté…

 

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« La lettre écarlate » de Nathaniel Hawthorne – Livre de poche (360 pages)

Ce livre est célèbre et j’espérais découvrir grâce à lui la littérature classique américaine (quand je dis classique, on se comprend vu l' »histoire » des états-unis). Le début était sympathique, ambiance sorcière sur un bûcher, jugements en pagaille pour problèmes de mœurs, des religieux très croyants. Bref, une bonne ambiance pour commencer un livre sur une femme qui est allée voir ailleurs et qui vient d’avoir un enfant issu de cet adultère. Malheureusement, l’histoire tourne vite en rond et les personnages ne sauvent pas l’affaire. Hester est niaise et inactive, son mari a le charisme d’une poêle à frire, sa fille est une psychopathe en puissance et les gens du village sont coincés. La fin n’a rien d’étonnant, elle est même décevante. Je ne vous le conseille pas! 12/20

Résumé:

La lettre écarlate, c’est la marque au fer rouge qui désigne la femme adultère dans l’Amérique du puritanisme obsessionnel de l’époque coloniale.
Trois personnages : Hester qui vit avec une dignité admirable sa faute et sa solitude. Arthur Dimmesdale, le jeune pasteur dont les élans mystiques soulèvent à Boston l’enthousiasme des fidèles mais qui, ensorcelé par Hester, ne parvient ni à dominer ni à vivre sa sensualité. Chillingworth, le mari, qui pendant des années tourmentera en silence le pasteur jusqu’à la folie et la mort.

 

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« Seper Hero » de Marine Barnérias – Flammarion (455 pages)

Un livre que je souhaitais lire afin de sortir de ma zone de confort et pour découvrir la plume d’une jeune femme qui voyage dans des pays qui m’intéressent énormément. Le début était très bien, étonnement lorsqu’elle parle de sa maladie, on ne tombe pas dans le pathos. C’est un bon point! Malheureusement, dès son départ pour la Nouvelle-Zélande, sa première destination, j’ai lu un catalogue de micro-événements ponctués de réflexions de comptoir à propos de la vie, des autres, du bonheur et j’en passe. Ses réflexions étaient très simples, limite niaises et je le dis sans animosité. Cet aspect en plus du côté catalogue m’a poussé à abandonner le livre. Dommage, sa vie et son combat m’intéressaient. 13/20

Résumé:

Le 3 avril 2015, on diagnostique à Marine, jeune étudiante dynamique de 21 ans, une sclérose en plaques, appelée plus communément SEP. L’urgence de la situation, le besoin de prendre une décision quant à la prise d’un traitement ou non et le manque d’informations, l’amène à s’interroger. « La maladie c’est toi qui l’a, il faut donc chercher la solution en toi ».
Son traitement ? Réaliser un projet rêvé : le voyage. Trois pays seront traversés : « La Nouvelle-Zélande sera mon terrain de jeux pour redécouvrir mon corps, mieux le ressentir pour mieux le défendre. En Birmanie, j’irai secouer mon esprit par la méditation pour aiguiser ma meilleure arme contre la SEP. La Mongolie sera l’étape-bilan à la rencontre de cette âme souvent délaissée alors qu’elle porte notre mémoire. Dans quel but ? Retrouver mon équilibre que la SEP tente de rompre. »
Par ce livre, Marine s’adresse à chacun de nous. Apprenons à nous faire confiance, croire en nos rêves. Son ambition ? « Faire fleurir chez d’autres une envie de s’envoler, car ne l’oublions pas, tout est possible. »

 

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« Voyage au bout de la nuit » de Céline – Folio (505 pages)

Je ne sais pas si vous vous rappelez ce que je disais dans ma pal de janvier, vous savez, la fameuse phrase « j’ai peur de lire Céline »… Sans rire! C’est rare que je lise un classique en me disant: « Pourquoi cette daube est célèbre? » C’est violent dit comme ça mais ce livre est long et inutile. Alors le style est génial, on lit de l’argot, des fautes de constructions etc. L’idée de critiquer la première guerre mondiale me va totalement mais le narrateur pousse des coups de gueule qui n’aboutissent à rien. D’accord la guerre c’est mal mais bouges-toi et change les choses à ton échelle au lieu de te plaindre sur la condition humaine… Ce personnage reste constant dans sa médiocrité et sa mauvaise foi. Je l’ai abandonné à plus de 150 pages. 10/20

Résumé:

«– Bardamu, qu’il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n’en dis pas de mal!…
– T’as raison, Arthur, pour ça t’as raison! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien! Tu peux le dire! Nous ne changeons pas! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d’opinions, ou bien si tard, que ça n’en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C’est lui qui nous possède! Quand on est pas sage, il serre… On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger… Pour des riens, il vous étrangle… C’est pas une vie…
– Il y a l’amour, Bardamu!
– Arthur, l’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches et j’ai ma dignité moi! que je lui réponds.»

 

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« Eleanor Oliphant va très bien » de Gail Honeyman – 10/18 (456 pages)

Une très bonne découverte, moi qui suis fâchée avec les éditions 10/18. Eleanor est un personnage très attachant, elle est dans son monde, si on veut. Ce comportement s’explique par un épisode de sa vie que je vous laisse découvrir. Alors le livre n’a rien de novateur mais il est ponctué de réflexions sur la vie, notre façon de consommer, les clichés, les relations entre membre d’une même société. Je vous le conseille si vous voulez lire un feelgood avec une morale à la fin! 17/20

Résumé:

Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages. Fidèle à sa devise  » Mieux vaut être seule que mal accompagnée « , Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec  » maman « . Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode. Décidée à conquérir de l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. Car en naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec  » maman « , Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…

 

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« Fin de partie » de Samuel Beckett – Editions de minuit (110 pages)

Selon moi, ce livre fait partie de ces œuvres que les gens détestent sans les connaître. Ce n’est pas un jugement, moi-même j’espérais ne jamais avoir à lire Beckett durant mes études, c’est raté et tant mieux! Ce livre, je le vous recommande à 3000%! Il est court et c’est très drôle. Beckett démonte totalement le théâtre classique avec des personnages qui vivent dans des poubelles, des insultes, un personnage en fauteuil et un autre qui ne peut pas s’asseoir. Il y a aussi des réflexions plus poussées sur la vacuité du temps, les relations humaines, la vie en général. Beaucoup de lecteurs trouve cette pièce pessimiste, je pense qu’il ne faut pas la lire au pied de la lettre sinon voir un vieil homme réclamer son calmant pendant cent pages c’est long! J’ai réellement adoré et je vous la recommande du fond du cœur! 18/20

Résumé:

Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d’immobilité, cette notion d’enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous ces mouvements qu’il peut faire c’est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu’on voit de temps en temps et qui ont un très charmant dialogue d’amour.
Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d’échecs et ils marquent des points, l’un après l’autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s’en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s’exprime par beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce – qui est à un niveau théâtral absolument direct, où le style est d’une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu’ils se font l’un à l’autre, et qui se termine aussi d’une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, c’est ce fils Clov, partira-t-il ou non? et on ne le sait pas jusqu’à la fin.
Je dois dire aussi que c’est une pièce comique. les exégètes de Beckett parlent d’un « message », d’une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c’est que c’est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
Roger Blin

 

Voilà un bilan qui ne vend pas du rêve mais j’ai quand même fait de très belles découvertes (Lisez Beckett!). Le mois de février se passe beaucoup mieux!

 

Bonnes lectures!

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