Chronique

Chronique: « La fortune des Rougon » de Zola

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Coucou les lecteurs!

Je reviens avec un classique d’un auteur que j’adore et que vous connaissez sûrement. Si vous aimez les Thénardier, le second empire et les manigances politiques, suivez le guide!


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Issus de la paysannerie enrichie, les Rougon portent en eux l’avidité du pouvoir et de l’argent. Une des branches de la famille, les Macquart, sera marquée par l’hérédité de l’alcoolisme, du vice et de la folie. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 entraîne les Rougon dans la conquête de Plassans, la capitale provençale du roman. La haine de l’empereur pousse Silvère, petit-fils de la matriarche, et Miette, sa femme, dans l’insurrection républicaine. De ces passions et de ces fureurs naîtront cent personnages, et celui, aux mille visages anonymes, de la foule et de la collectivité qui préfigure le XXe siècle.

Editeur: Livre de poche

Prix: 4.80 euros

Nombre de pages: 475 pages


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Tout d’abord, pourquoi est-ce que j’ai voulu lire ce livre? C’est simple, j’ai envie de lire les Rougon-Macquart en entier! Oui, il y a encore des gens qui lisent des classiques par plaisir. Quand j’ai commencé ma lecture, je n’avais pas d’arbre généalogique à côté de moi… Quelle erreur! Très vite, j’en ai fait un parce que les Rougon-Macquart c’est un petit peu la généalogie d’amour, gloire et beauté et d’une télénovela. Surtout ne stressez pas, il y en a sur internet!

Qui sont les fameux Rougon-Macquart? Ils sont tous issus de la même femme, Adélaïde Fouque. Et oui! Cette femme victime de crise de nerfs et paranoïaque (supposée origine de la « tare »), a vécu avec deux hommes. Elle a officiellement épousé un Rougon qui est donc le père de Pierre Rougon donc le grand-père d’Eugène, Pascal et Aristide Rougon. Ne Vous inquiétez pas, moi aussi au début j’ai eu du mal. Suite à la mort de Rougon, elle a eu comme amant un braconnier nommé Macquart (qui mourra aussi quelques années plus tard) avec qui elle a eu Ursule et Antoine Macquart, respectivement mère de Silvère et père de Gervaise. Les descendants seront eux-mêmes les enfants de ses petits-enfants etc.

Ce livre va donc nous présenter la famille Rougon-Macquart et une bonne partie de ses membres qui reviendront dans les tomes suivants. Cette famille m’a fait penser aux Thénardier car une partie de la famille est atteinte de la « tare génétique » qui se transmet de génération en génération. Concrètement qu’est-ce que ça signifie? Tout simplement, la moitié de la famille a un grain, est alcoolique, fainéante, manigance, tue sans vergogne. Bref, grosse ambiance le jour de l’an…

C’est la théorie de Zola qu’il faut bien remettre dans le contexte, comme quoi l’hérédité déterminerait notre existence. En d’autres mots, si tu as un parent alcoolique, tôt ou tard, tu seras alcoolique. Théorie plutôt risible pour notre époque mais des scientifiques se sont réellement penchés sur cette idée qui n’est pas propre à Zola.

Dans ce premier tome, nous suivons Silvère (que j’adore!) jeune homme de 17 ans qui est inspiré par la République. Tellement inspiré qu’il va partir avec les insurgés et sa petite copine Miette (paye ton nom) qui a seulement 13 ans. Ces insurgés se rebellent suite au coup d’état de Napoléon III. Adieu la IIe république, instaurée suite à la Restauration et bienvenue au Second Empire qui servira de décor à notre famille.

Un contexte propice aux manigances des membres de la famille qui ne sont pas totalement aliénés qui vont s’enrichir sur le dos de la république. Notamment les Rougon: Pierre et son fils Eugène, que vous connaissez peut être pour le livre « Son excellence Eugène Rougon« . Le livre devrait s’appeler « comment faire croire au peuple que tu es un fervent bonapartiste alors que tu es juste un opportuniste ». Si vous aimez les retournements de veste, ce livre est parfait! 

Ce livre n’est pas nécessaire pour lire la saga mais il permet de comprendre les origines de la tare. Comment Gervaise, alcoolique notoire fait-elle pour n’avoir que des enfants atteints (meurtrier, alcoolique, prostituée etc.) alors que Silvère, son cousin est l’allégorie de la jeunesse et de l’innocence. Il montre aussi la différence sociale entre les Rougon et les Macquart qui nous fait comprendre pourquoi Eugène travaille comme ministre et Gervaise comme blanchisseuse. La vie est difficile dans ce livre et j’ai repensé aux « Misérables« . Il s’y passe beaucoup de choses et il y aura des morts. Oh, quel suspens!

 

Je vous le recommande bien sûr, il n’est pas long et ennuyeux. La langue est très abordable. L’intrigue permet de réviser ses cours d’histoire (N’est-ce pas Ilona ?!). J’ai adoré entrevoir le destin qui attend les descendants de cette famille. Foncez!

Ma note: 16/20

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3 commentaires sur “Chronique: « La fortune des Rougon » de Zola

  1. Je me suis lancée ce mois-ci dans les Misérables, mais je suis bien décider à enchaîner avec les Roughon ! Avec l’âge j’apprécie de plus en plus les classiques de la littérature et je trouve ça chouette de les découvrir à un rythme tranquille et juste pour sois, sans obligation derrière !

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, c’est vrai! Les gens sont dégoûtés des classiques à cause de l’école et d’une lecture qui aboutie sur un contrôle. Ce n’est pas très motivant surtout quand tu n’aimes pas livre ( ce fut mon cas pour « L’écume des jours » que je déteste). Bonne lecture! 😉

      Aimé par 1 personne

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